Sécurité
« Banlieues : l’impasse sécuritaire ? » : j’étais hier soir l’invité de LCP
30 avril 2010 | Pas de commentaire
J’étais hier soir l’invité de l’émission « Ca vous regarde », sur la Chaîne parlementaire (LCP), dont le thème était « Banlieues : l’impasse sécuritaire ? ».
Vous pouvez revoir cette émission ci-dessous ou en cliquant ici :
Bobigny : encore un discours de Nicolas Sarkozy sur la sécurité… Un aveu d’échec !
20 avril 2010 | Pas de commentaire
J’étais, avec de nombreux élus, ce matin, à la Préfecture de Seine Saint-Denis entièrement bouclée depuis la veille (plus de délivrance de permis de conduire et de cartes grises pendant deux jours pour les habitants… et le service aux étrangers fermé !) pour écouter le discours de Nicolas Sarkozy. L’installation du nouveau préfet Christian Lambert, policier de formation qui succède à Nacer Meddah, se veut avant tout un symbole : la reprise en main des questions de sécurité dans le département par un très proche du Chef de l’Etat.
Avec Jack Ralite, François Asensi, Alain Calmat, Alda Lemaitre et Claude Dilain, j’ai pu échanger un moment en particulier avec le Président de la République sur le maintien des professionnels de santé dans le département. J’ai alors insisté sur le fait que, en-dehors des questions de sécurité et de la revalorisation des actes, la présence de professionnels de santé dans le département était liée aussi à leur mode d’installation et d’exercice qui rend la population du département moins « rentable » (je déteste ce mot !) que celle d’autres quartiers plus favorisés.
Adjoints de sécurité : le leurre du gouvernement face à sa désorganisation de la police
13 avril 2010 | Pas de commentaire
Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, est venu en Seine Saint-Denis annoncer le recrutement de 1 500 adjoints de sécurité (ADS) supplémentaires afin de combler les sous-effectifs de la police nationale. Ce recrutement est un leurre qui tente de faire oublier à la fois les suppressions continues d’effectifs et la désorganisation de la police depuis 2002.
Le budget 2010 proposé par le gouvernement et voté par la droite en novembre dernier consacre en effet la politique gouvernementale de suppression d’emplois, avec une réduction drastique des effectifs de police et de gendarmerie. Aux 7 400 suppressions d’emplois sur la période 2009-2011 est ajoutée une réduction supplémentaire de 4 000 postes pour la période 2011-2013. Ces 1 500 adjoints de sécurité représentent donc moins de 10 % des postes de policiers et de gendarmes qui auront été supprimés d’ici trois ans. Brice Hortefeux feint aujourd’hui de découvrir la nécessité d’accroître les effectifs alors qu’il y a quelques semaines seulement, sa priorité était de les réduire massivement !
Nouveau préfet de Seine Saint-Denis : une nomination symbolique à plus d’un titre
7 avril 2010 | Pas de commentaire
483 jours, soit seulement 16 mois : voilà le temps qu’aura passé Nacer Meddah comme Préfet de Seine Saint-Denis. Si la qualité de l’engagement de celui qui a été nommé ce matin Préfet de Région de Franche-comté n’est pas en débat, il est temps que l’État comprenne que, au vu des difficultés de ce département, l’ensemble des fonctionnaires a besoin de temps pour connaître les diversités de situations, les interlocuteurs, les réponses concrètes qui peuvent être apportées et évaluer les mesures prises.
Cela vaut pour les enseignants, les policiers ou les magistrats pour lesquels chacun se dit favorable à leur laisser le temps d’impulser des actions. Cela devrait aussi valoir, au moins à titre d’exemple, pour le préfet de notre département. Six préfets différents en dix ans (2001 – 2010), le troisième préfet nommé depuis juin 2007, c’est trop ! La Seine Saint-Denis a besoin d’une action continue et non de soubresauts réguliers de son administration.
La nomination de Christian Lambert incarne, par son parcours, ce que de nombreux élus pointent depuis 2002 : un échec certain de la réponse de l’État aux problèmes de sécurité dans notre département. C’est ce que j’exprimais d’ailleurs encore le 2 février dernier à l’Assemblée nationale : « La sécurité est un droit (qui) ne doit pas seulement se déclamer dans les médias ; il doit se vérifier dans les faits. (…) Méfiance de la population, défiance de nombre de policiers et de gendarmes : voilà votre bilan.». Luc Chatel, au nom du gouvernement, m’avait répondu : « Monsieur Goldberg, en matière de sécurité, ce qui compte, ce sont les résultats. Quand vous voulez, nous pourrons comparer, bilan contre bilan. ». Il semble que ce matin, du côté de l’Elysée, ces résultats et ce bilan n’ont pas été jugés satisfaisants !
Vidéosurveillance : une sécurité low cost pour l’Etat
10 février 2010 | Pas de commentaire
Hier, l’Assemblée nationale a commencé l’examen de la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI). Ce projet de loi est le seizième sur la sécurité depuis 2002 ! Cette surenchère législative de la droite doit moins aux évolutions de la délinquance qu’à l’usage électoraliste récurrent que les gouvernements successifs depuis huit ans font de ce sujet et à l’échec de leur orientation dans ce domaine. La Cour des comptes et l’Observatoire nationale de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP) ont, le mois dernier, tous deux rappelé cet échec et j’ai questionné le ministre de l’Intérieur sur les résultats préoccupants de leurs enquêtes ainsi que sur les nombreux dysfonctionnements qui y sont recensés. J’ai, récemment encore, interrogé à l’Assemblée nationale le ministre de l’Intérieur sur les contradictions du gouvernement en matière de police de proximité.
Cet après-midi, je suis intervenu sur l’une des mesures importantes contenues dans la LOPPSI et qui vise à généraliser la vidéosurveillance. J’ai tenu à mettre en avant le moyen par lequel cette généralisation permettra à l’Etat de continuer de se désengager de ses prérogatives régaliennes et de ses missions de service public en substituant des caméras à une présence humaine à travers la police de proximité. Mais le financement de ce dispositif par La Courneuve montre également qu’une nouvelle fois le gouvernement reporte sur les collectivités locales le coût de ses désengagements.
Voici le compte-rendu officiel de l’intégralité de mon intervention :
Sécurité : face à son échec, le gouvernement rejoue la surenchère
2 février 2010 | Pas de commentaire
Après l’odieux assassinat, la semaine dernière, d’un couple de retraités, le gouvernement s’engage de nouveau – et ce à quelques semaines du premier tour des élections régionales – dans la surenchère sur le thème de la sécurité. Je suis intervenu sur ce sujet cet après-midi à l’Assemblée nationale pour rappeler le mauvais bilan de la droite en la matière depuis 2002, mais aussi ses contradictions sur la police de proximité, contradictions accentuées par son refus systématique d’accéder aux demandes de réorganisation des forces de l’ordre qui viennent de tous bords.
La question que j’ai posée à l’Assemblée nationale au ministre de l’Intérieur
sur les contradictions gouvernementales en matière de police de proximité
Vous pouvez aussi lire ci-dessous le compte-rendu officiel de mon intervention :
Les questions écrites posées aux ministres en janvier
29 janvier 2010 | Pas de commentaire
Les questions écrites aux ministres sont l’un des moyens d’interpellation et de contrôle de l’action du gouvernement dont bénéficient les députés. En effet, elles sont publiées au Journal Officiel (JO) et le ministre concerné y répond. Je vous propose de découvrir ci-dessous celles que j’ai posées au cours du mois de janvier. Vous pouvez consulter par ailleurs toutes les questions écrites que j’ai posées.
Violences de groupe : le décalage persistant entre la proposition de loi et la réalité
27 janvier 2010 | Pas de commentaire
L’Assemblée nationale discute, en seconde lecture, de nouveau la proposition de loi de lutte contre les violences de groupe, après un premier examen en juin dernier, au cours duquel j’étais déjà intervenu. Sept mois après, j’ai tenu à rappeler, hier soir, la persistance du décalage complet entre ce texte et la réalité du bilan de la droite en matière de prévention et de lutte contre la délinquance depuis 2002.
Voici le compte-rendu officiel de l’intégralité de mon intervention :
Nicolas Sarkozy en Seine Saint-Denis : contradictions et amalgames
24 novembre 2009 | Pas de commentaire
Nicolas Sarkozy est venu, aujourd’hui, visiter les nouveaux locaux de la Direction Territoriale de la Sécurité de Proximité (DTSP) de la Seine-Saint-Denis. Le Chef de l’Etat a bien sûr toute sa place dans notre département. Mais Nicolas Sarkozy ne peut pas fustiger, comme il l’a fait vendredi dernier à l’Elysée, les dépenses des Régions dirigées par les Socialistes et venir ensuite, sans que la contradiction ne soit relevée, inaugurer des locaux… financés à 30% par la Région Île-de-France. En effet, c’est une subvention de 4 550 000 euros qui a permis la réalisation de la Direction départementale de Seine-Saint-Denis, un équipement qui fait donc partie des fonctions les plus régaliennes de l’Etat, mais que l’Etat est aujourd’hui incapable de financer !
Sécurité : les chiffres tronqués des effectifs
13 novembre 2009 | Pas de commentaire
Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a récemment annoncé un recrutement en hausse des policiers et des gendarmes pour 2010. Or, il n’en est rien : ces chiffres ne tiennent pas compte des postes non-renouvelés. Dans ce contexte, la répartition et l’organisation des effectifs de police et de gendarmerie devient, comme je le soulignais déjà à l’Assemblée nationale en mai dernier, un enjeu crucial pour que le droit à la tranquillité devienne effectif pour tous et partout.
Le gouvernement applique en effet à la police et à la gendarmerie le principe du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux. Son objectif annoncé vise la suppression de 7 000 postes de policiers et de gendarmes d’ici 2011. Replacés dans cette perspective, les effectifs pour l’année prochaine s’avèrent, en fait, être en baisse. Ainsi, le projet de loi de finances pour 2010 voit la police et la gendarmerie affectées par la suppression de plus 2 700 postes.
Le gouvernement ne peut pallier cette baisse généralisée des effectifs par la vidéosurveillance. Bien au contraire, les difficultés rencontrées par les UTEQ, créées tardivement après la suppression, en 2002, de la police de proximité, rappellent la nécessité d’un véritable débat sur l’organisation des forces de l’ordre.
Actualités
Mots clefs
Articles récents
- Après le succès des manifestations du 7 septembre, le gouvernement doit revoir complètement sa réforme des retraites
- Le 7 septembre, mobilisons-nous pour les retraites !
- Le 4 septembre, mobilisons-nous face à la xénophobie et à la politique du pilori !
- Tribune dans Libération : « Pour une République exemplaire »










