Seine Saint-Denis
Démographie médicale : nouvelle reculade du gouvernement
7 juillet 2010 | Un commentaire
Un an après le vote, dans la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » dite « loi Bachelot », de dispositions pour lutter contre le manque de médecins dans certains secteurs ruraux ou en banlieue, la ministre de la Santé vient d’annoncer leur « gel ». Une reculade dont nous sommes les victimes.
Si la France souffre d’un certain manque de médecins, le gouvernement refuse de revenir sur leur liberté d’installation. Un jeune médecin ou un praticien qui déménage peut s’installer n’importe où y compris dans une zone surdotée, alors que des zones entières manquent de professionnels.
Les patients se rendent pourtant chez les médecins car ils sont remboursés par la Sécurité sociale d’une grande partie des frais de consultation. Sans ces remboursements, les cabinets médicaux seraient vides, mais certaines organisations de médecins oublient cet élément. L’Etat serait donc fondé, en vertu de la large contribution financière qu’il apporte au système de santé, à exiger une meilleure répartition des médecins et autres professionnels de santé. Les habitants de nos villes sont également fondés à l’exiger, leurs cotisations contribuant à rendre solvable l’activité de ces médecins.
Passeport : le juste prix pour tous
3 juillet 2010 | Pas de commentaire
Depuis un an, le passeport biométrique est délivré partout en France. Son instauration n’a pas seulement créé des difficultés techniques pour les services municipaux en charge d’enregistrer les demandes et mis en doute la nationalité de nombre de nos concitoyens. Ce changement de type de passeport a également entraîné une hausse de 39 euros du timbre fiscal (89 euros contre 60 précédemment).
Or, le surcoût de fabrication du passeport biométrique par rapport au passeport électronique qu’il remplace n’est pas aussi élevé : il n’est que de 17 euros (55 euros contre 38). Face à cette inadéquation entre la hausse du montant du timbre fiscal et celle du coût de fabrication du passeport, je suis intervenu auprès du ministre de l’Intérieur pour lui en demander les raisons et la réduction du montant du timbre fiscal.
Par ailleurs, le passage au passeport biométrique n’a pas réduit le délai de délivrance, bien au contraire ! Des habitants de nos villes me sollicitent régulièrement en raison de leur attente, depuis plusieurs semaines, de leur carte d’identité ou de leur passeport. En Seine Saint-Denis, il continue d’être anormalement élevé : une moyenne de deux mois (hors « pic saisonnier ») alors qu’elle n’est que de… deux semaines à Paris ! De surcroît, alors qu’aucun critère de domiciliation n’est exigé dans les textes pour déposer une demande de passeport biométrique, celle-ci se voit, dans les faits, refusée aux habitants de notre département qui entreprennent leur démarche dans un département limitrophe. C’est pourquoi, avec mes collègues députés socialistes, nous continuons de nous mobiliser pour obtenir un raccourcissement de cette attente.
Caisses d’Allocations Familiales : il faut améliorer le service rendu aux habitants
25 mai 2010 | Pas de commentaire
En Seine-Saint-Denis plus qu’ailleurs, les Caisses d’Allocations Familiales sont débordées par les demandes de plus en nombreuses des usagers, alors que le gouvernement ne leur alloue pas les moyens adéquats. Alors que les fermetures des accueils perdurent, j’ai de nouveau interpellé une nouvelle fois le gouvernement sur ces problèmes concrets vécus par les habitants par une question écrite qui sera publiée au Journal officiel et dont vous trouverez le texte ci-dessous.
Question au Ministre du Travail, de la Solidarité et de la fonction publique
M. Daniel Goldberg attire l’attention de M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur la situation de la Caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis. Les CAF peinent en effet à remplir leur mission d’instruction de dossiers de prestations sociales, faute de moyens humains et alors même que l’institution est fortement sollicitée par de nouvelles prestations.
Bien que tous les ayant-droits potentiels n’aient pas déposé de dossier (notamment les travailleurs pauvres), la mise en place du Revenu de Solidarité Active (RSA) a conduit à une forte augmentation de l’activité des agents. Entre 2008 et 2009, les contacts téléphoniques ont progressé de 92%, les courriers de 29% et les visites à l’accueil de 5%.
Les problèmes de la Seine-Saint-Denis ne se résoudront pas seulement ici
24 avril 2010 | Pas de commentaire
Voici ci-dessous mes propos publiés dans L’Humanité par la journaliste Lina Sankary qui m’a proposé de réagir à la venue de Nicolas Sarkozy à Bobigny :
« La venue de Nicolas Sarkozy marque un constat d’échec. Les importants problèmes de sécurité ne doivent pas cacher les difficultés en matière d’éducation, de santé, de logement ou de justice. Je souhaite que l’État mène un audit concerté sur l’ensemble des politiques publiques en Seine-Saint-Denis. Pourquoi les résidents du département mettent parfois huit semaines avant d’obtenir un permis de conduire ou un renouvellement de carte d’identité ? Les habitants ne sont-ils pas des citoyens à part entière ? Les problèmes de la Seine-Saint-Denis ne se résoudront pas seulement ici. Il faudrait que d’autres départements, comme les Hauts-de-Seine, prennent leur part de logements sociaux. La Seine-Saint-Denis est le présent de toute la France d’aujourd’hui : des jeunes, des moins jeunes, des travailleurs aux horaires décalés, des chômeurs, des précaires… Si nous ne prenons pas les problèmes à bras-le-corps, c’est toute la France qui en souffrira. »
Bobigny : encore un discours de Nicolas Sarkozy sur la sécurité… Un aveu d’échec !
20 avril 2010 | Pas de commentaire
J’étais, avec de nombreux élus, ce matin, à la Préfecture de Seine Saint-Denis entièrement bouclée depuis la veille (plus de délivrance de permis de conduire et de cartes grises pendant deux jours pour les habitants… et le service aux étrangers fermé !) pour écouter le discours de Nicolas Sarkozy. L’installation du nouveau préfet Christian Lambert, policier de formation qui succède à Nacer Meddah, se veut avant tout un symbole : la reprise en main des questions de sécurité dans le département par un très proche du Chef de l’Etat.
Avec Jack Ralite, François Asensi, Alain Calmat, Alda Lemaitre et Claude Dilain, j’ai pu échanger un moment en particulier avec le Président de la République sur le maintien des professionnels de santé dans le département. J’ai alors insisté sur le fait que, en-dehors des questions de sécurité et de la revalorisation des actes, la présence de professionnels de santé dans le département était liée aussi à leur mode d’installation et d’exercice qui rend la population du département moins « rentable » (je déteste ce mot !) que celle d’autres quartiers plus favorisés.
CAF : les députés socialistes continuent de se mobiliser
12 avril 2010 | Pas de commentaire
Depuis plusieurs mois, la Caisse d’allocations familiales (CAF) de Seine Saint-Denis est confrontée à la fois à une hausse des demandes et à une diminution des effectifs dont pâtissent aussi bien les personnels que les habitants. En effet, depuis 2009, les CAF doivent, en supplément à leurs missions habituelles, prendre en charge le traitement du revenu de solidarité active (RSA). Parallèlement, la crise a multiplié les autres demandes d’allocations. Dans le même temps, le gouvernement a continué sa politique de suppression d’emplois en ne renouvelant pas un départ en retraite sur deux.
En Seine Saint-Denis, la prise en charge du RSA a entraîné un surcroît de traitement de 75 000 dossiers. J’étais alors intervenu auprès du gouvernement pour qu’il prenne des mesures adaptées aux réalités départementales. En raison du nombre insuffisant d’effectifs supplémentaires, la CAF reste contrainte de multiplier les heures supplémentaires obligatoires et de fermer des permanences. La CAF de Seine Saint-Denis est donc obligée de réduire son accessibilité au public pour remplir ses missions de service public !
Cette conception d’un service public dégradé n’est pas la nôtre et, face à cette situation départementale qui n’est pas unique, ma collègue Colette Langlade, députée socialiste de la Dordogne, a interpellé le nouveau ministre du Travail, Eric Woerth, sur ces difficultés. Voici ci-dessous le compte-rendu officiel de l’intégralité de sa question et de la réponse, imprécise, du nouveau ministre.
Défendre l’éducation de nos enfants : un combat prioritaire
12 avril 2010 | Pas de commentaire
J’étais ce samedi aux côtés des parents d’élèves et des enseignants qui avaient appelés à un rassemblement à Bobigny pour dénoncer le non-remplacement des professeurs absents et la réforme de la formation des enseignants.
Sensible depuis plusieurs mois, cette pénurie annoncée de professeurs (largement due aux suppressions de postes décidées par le gouvernement) est de plus en plus sévère avec la tarissement du petit vivier de remplaçants : ce sont donc des centaines d’élèves de tous âges qui se trouvent privés de leur droit à l’éducation.
Tribune dans Libération : « Cachez ces quartiers populaires… »
9 avril 2010 | 2 commentaires
Voici le texte de la tribune publiée aujourd’hui par Libération et dans laquelle, avec Stéphane Troussel, nous montrons les procédés par lesquels la droite veut, de façon persistante, sous-représenter les quartiers populaires dans les assemblées locales et nationales.
CACHEZ CES QUARTIERS POPULAIRES…
Par Daniel Goldberg, député (PS) de Seine-Saint-Denis et Stéphane Troussel, vice président (PS) du Conseil général de Seine-Saint-Denis, tous deux conseillers municipaux de La Courneuve
« La volonté de rencentralisation autoritaire de Nicolas Sarkozy qui ne conçoit aucun contre-pouvoir solide prend, depuis plusieurs années, différentes formes. Leur fil rouge concernant les modes de scrutin est la volonté répétée de sous-représenter, dans l’ensemble des assemblées, les zones urbaines en général, et les quartiers populaires en particulier. Ce n’est plus à démontrer avec le mode de composition du Sénat qui, s’il représentait les collectivités locales, ce qui est sa vocation première, devrait avoir une majorité de gauche.
C’est également vrai des conseils régionaux, d’une manière plus insidieuse que nous avions dévoilée dès le changement opéré par le gouvernement Raffarin en 2003 (« La Loi du plus fort votant », Libération du 3 avril 2003). En effet, depuis le scrutin de 2004, le nombre de conseillers régionaux issus d’un département, tout parti confondu, dépend du nombre de votants de ce département et non plus du nombre d’habitants qui y résident. La répartition des sièges, à l’intérieur d’une liste donnée, se fait en fonction du nombre des voix qu’elle a obtenues dans chaque département. Cet avantage accentue de fait la surreprésentation de certains secteurs de la société les moins en difficulté. Ainsi, les départements populaires qui ont une population plutôt jeune et mineure, ceux qui comportent une forte proportion d’étrangers, ceux dont les citoyens s’inscrivent peu sur les listes électorales ou qui déménagent souvent, ceux qui connaissent les plus fortes abstentions lors de scrutins, tous ces départements sont moins bien représentés dans les assemblées régionales. Ces départements populaires ont donc moins de voix – au sens propre ! – pour porter leurs paroles dans les conseils régionaux.
Nouveau préfet de Seine Saint-Denis : une nomination symbolique à plus d’un titre
7 avril 2010 | Pas de commentaire
483 jours, soit seulement 16 mois : voilà le temps qu’aura passé Nacer Meddah comme Préfet de Seine Saint-Denis. Si la qualité de l’engagement de celui qui a été nommé ce matin Préfet de Région de Franche-comté n’est pas en débat, il est temps que l’État comprenne que, au vu des difficultés de ce département, l’ensemble des fonctionnaires a besoin de temps pour connaître les diversités de situations, les interlocuteurs, les réponses concrètes qui peuvent être apportées et évaluer les mesures prises.
Cela vaut pour les enseignants, les policiers ou les magistrats pour lesquels chacun se dit favorable à leur laisser le temps d’impulser des actions. Cela devrait aussi valoir, au moins à titre d’exemple, pour le préfet de notre département. Six préfets différents en dix ans (2001 – 2010), le troisième préfet nommé depuis juin 2007, c’est trop ! La Seine Saint-Denis a besoin d’une action continue et non de soubresauts réguliers de son administration.
La nomination de Christian Lambert incarne, par son parcours, ce que de nombreux élus pointent depuis 2002 : un échec certain de la réponse de l’État aux problèmes de sécurité dans notre département. C’est ce que j’exprimais d’ailleurs encore le 2 février dernier à l’Assemblée nationale : « La sécurité est un droit (qui) ne doit pas seulement se déclamer dans les médias ; il doit se vérifier dans les faits. (…) Méfiance de la population, défiance de nombre de policiers et de gendarmes : voilà votre bilan.». Luc Chatel, au nom du gouvernement, m’avait répondu : « Monsieur Goldberg, en matière de sécurité, ce qui compte, ce sont les résultats. Quand vous voulez, nous pourrons comparer, bilan contre bilan. ». Il semble que ce matin, du côté de l’Elysée, ces résultats et ce bilan n’ont pas été jugés satisfaisants !
Second tour des élections régionales : une sanction sans appel pour Nicolas Sarkozy
22 mars 2010 | Pas de commentaire
Confirmant les résultats du premier tour, les Courneuviens, les Albertivillariens et les Bourgetins ont amplement accordé leur confiance à la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes conduite par Jean-Paul Huchon. Ils l’ont placée largement en tête à La Courneuve (77,20 %), à Aubervilliers (73 %) et au Bourget (54,9 %).
Ce soutien massif s’est confirmé en Seine-Saint-Denis, avec 66,53 % des suffrages. Ainsi, sur les dix-neuf élus de notre département qui le représenteront au Conseil régional, quinze seront issus de la liste de rassemblement conduite au second tour par Jean-Paul Huchon. Je tiens à les féliciter chaleureusement, avec une pensée particulière pour celles et ceux qui figuraient sur la liste de Jean-Paul Huchon au premier tour, même si je regrette qu’aucun des candidats originaires de nos trois villes n’ait été élu hier soir.
Si ce très beau score pour la gauche dans notre département est le plus élevé en Ile-de-France, la Seine-Saint-Denis ne disposera pas pour autant du plus grand nombre de représentants au Conseil régional. La faute à une révision législative initiée par le gouvernement Raffarin et votée par la droite en 2003. J’ai déposé un amendement le 9 janvier dernier à l’Assemblée nationale visant à rétablir une juste représentation de l’ensemble de la population et des quartiers populaires. L’UMP et le Nouveau centre l’ont malheureusement rejeté et l’on comprend encore mieux aujourd’hui les raisons pour lesquelles, avec la confiance accordée à la gauche par les électeurs de Seine Saint-Denis, la droite a voulu minorer leurs voix. Déni de démocratie que la droite entend répéter pour le prochain renouvellement du Conseil régional et auquel nous nous opposerons fermement.
Actualités
Mots clefs
Articles récents
- Après le succès des manifestations du 7 septembre, le gouvernement doit revoir complètement sa réforme des retraites
- Le 7 septembre, mobilisons-nous pour les retraites !
- Le 4 septembre, mobilisons-nous face à la xénophobie et à la politique du pilori !
- Tribune dans Libération : « Pour une République exemplaire »










