Suppression de la demi-part fiscale : la droite étend encore l’injustice fiscale

Cette année entre en application la suppression de la demi-part supplémentaire octroyée à tout contribuable vivant seul parce qu’il a élevé un enfant. Les célibataires, les veufs ou les divorcés devront désormais avoir élevé seuls leur enfant pendant au moins cinq ans depuis qu’ils vivent seuls pour en bénéficier. Cela va contre le soutien aux ménages modestes et leur fait une nouvelle fois supporter le coût de la politique d’injustice fiscale de la droite.

En effet, le bénéfice de cette demi-part s’inscrivait dans une politique de solidarité et de pouvoir d’achat : il tenait compte, dans le calcul de l’impôt, du coût supérieur de la vie qu’entraîne l’éducation d’un enfant pour une personne vivant seule par rapport à un couple. La révision des critères d’attribution vise, dès cette année et d’un coup, plus de quatre millions de personnes, en particulier les retraités. Les conséquences de la perte de cette demi-part fiscale seront dramatiques pour ces derniers qui, dès lors, pourront se voir refuser des aides auxquelles ils avaient droit (aide ménagère, gratuité des transports, etc.). Plafonnée dès cette année, la demi-part fiscale disparaîtra totalement en 2018.

Si le gouvernement compte ainsi économiser 870 millions d’euros, cette somme est bien maigre au regard du manque à gagner annuel pour l’État à la suite, par exemple, de la baisse de la TVA dans la restauration (3 milliards d’euros) adoptée l’année dernière ou du bouclier fiscal et des niches fiscales (39 milliards). Pour financer les milliards d’euros de pertes de recettes pour l’État causées chaque année par les cadeaux fiscaux aux entreprises et les mesures d’injustice fiscale et sociale, le gouvernement ne cesse, d’un côté, de réduire les aides destinées à soutenir les plus modestes et, de l’autre, de multiplier les taxes (dix-neuf créées par Nicolas Sarkozy depuis 2007 !) payées de manière identique par tous.

Avec cette suppression de la demi-part fiscale, le gouvernement étend sa politique d’injustice fiscale et sociale aux familles monoparentales et aux retraités et applique bien aux plus modestes un véritable plan de rigueur.

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