PSA Aulnay : la direction reconnaît avoir sciemment retardé l’annonce de son plan de suppression d’emplois

Le choc provoqué hier par l’annonce de la suppression de 8 000 emplois et de la fermeture du site industriel d’Aulnay chez PSA ne peut faire oublier que, depuis un an et la publication de la note dite confidentielle révélée en juin 2011 par la CGT, l’issue semblait inéluctable. Depuis un an, avec les organisations syndicales et les élus locaux, je suis intervenu pour demander au précédent gouvernement de se saisir de cette situation. En-dehors de paroles lénifiantes, aucune considération réelle de la gravité de la situation de l’entreprise n’a alors été prise en compte, bien au contraire. N. Sarkozy déclarait d’ailleurs le 17 novembre dernier : « Je peux vous assurer qu’il n’y aura pas de plan social en France chez

PSA Aulnay : après le choc de l’annonce de la fermeture, ne pas abandonner les salariés ni le territoire

Même attendue, l’annonce de la suppression de 8 000 emplois et de la fermeture totale d’Aulnay en 2014 est un choc. Comme c’est le cas pour d’autres plans sociaux annoncés, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait voulu masquer et ignorer les menaces qui pesaient sur le site d’Aulnay. Ce fut notamment le cas de l’ancien ministre de l’industrie Eric Besson qui répétait que la poursuite de l’activité était assurée jusque 2014 et qu’il n’y avait pas de problème. Tous les signes annonciateurs dans l’usine d’Aulnay, tous les documents comme la note interne révélée par la CGT ont été ignorés en dépit du bon sens. Des mois précieux ont été perdus pour étudier les moyens d’empêcher ce qui était pressenti et

PSA Aulnay : interview sur RTL

J’étais hier l’invité de RTL Soir pour livrer mon analyse de la décision de PSA de se prononcer d’ici fin juillet sur l’avenir du site d’Aulnay-sous-Bois. Vous pouvez réécouter cette interview, au cours de laquelle je réaffirme que la direction de PSA doit respecter ses salariés et, donc, leur doit la transparence sur ses intentions, mais aussi sur les éléments en sa disposition en fonction desquels elle interprète l’avenir du marché automobile français. En effet, à travers l’avenir du site d’Aulnay, est posée la question de l’avenir de l’ensemble de l’industrie automobile française et de sa capacité à produire, en France, des véhicules destinés au marché français. J’insiste également sur le fait que PSA, comme toute entreprise, ne peut pas

Ma première journée de nouveau député de la dixième circonscription de Seine-Saint-Denis

Le dimanche 17 juin, les habitants d’Aulnay-sous-Bois, Pavillons-sous-Bois et Bondy sud-est m’ont accordé leur confiance pour les représenter à l’Assemblée nationale et, comme je l’ai souligné au cours de la campagne, permettre le changement tout en restant engagé à leurs côtés. Cela s’est traduit dès ma première journée de député de la dixième circonscription de Seine-Saint-Denis. En effet, dès le lundi 18 juin,  je me suis rendu à la réunion organisée au Ministère du Redressement productif avec les salariés de PSA en présence d’Arnaud Montebourg. J’étais accompagné de Gérard Segura, maire d’Aulnay-sous-Bois, de Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse et élu député, ainsi que de Claude Bartolone, député et président du Conseil général. La sauvegarde de l’emploi dépassant les clivages partisans,

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