Les conditions de la confiance : pour un nouveau contrat de majorité

Quelques jours après les élections municipales, voici l’appel que j’ai cosigné avec près d’une centaine de mes collègues parlementaires socialistes afin d’engager dès maintenant le dialogue avec le nouveau gouvernement sur les priorités à venir : Les conditions de la confiance Pour un contrat de majorité Agir et ne pas subir. La défaite d’ampleur historique que nous venons d’encaisser nous donne une responsabilité sans précédent. Bien plus qu’une protestation de circonstance, les Français ont exprimé des positions très politiques et, dans leur diversité, des demandes de justice, d’efficacité économique et d’égalité républicaine. Depuis de longs mois, les élus locaux et les députés avaient alerté sur le fossé qui se creusait entre la gauche au pouvoir et son électorat. Cette défaite

« Politique matin » : j’étais aujourd’hui l’invité de l’émission

J’étais aujourd’hui l’invité du journal télévisé « Politique matin » de LCP, pour y analyser l’actualité après les élections municipales, et notamment l’appel que j’ai cosigné avec près d’une centaine de mes collègues parlementaires socialistes pour un nouveau contrat de majorité. Vous pouvez revoir ce journal télévisé ci-dessous, à partir de la quatorzième minute :

Elections municipales : Les leçons d’un désaveu

Les citoyens ont voulu envoyer un message clair aux Socialistes, et plus largement à la gauche. Après nous avoir massivement apporter leur confiance lors de la grande majorité des scrutins depuis 2008 (élections municipales, cantonales, régionales, présidentielle et législatives), ils nous ont signifié leur déception, et pour certains qui nous soutenaient le plus, leur colère – après près de deux ans de gauche au pouvoir. Plusieurs phénomènes sont mêlés : l’absence de résultats sur le front du chômage, des pertes de pouvoir d’achat pour certaines catégories, la peur du déclassement social pour d’autres, un manque d’égalité dans notre système fiscal, des crispations sur des questions de société pour d’autres encore, et un certain éloignement ressenti dans la relation privilégiée que

Non-cumul des mandats : de la revendication au vote de la loi

Je suis particulièrement satisfait du vote intervenu ce jour à l’Assemblée nationale, par 300 voix pour et 228 contre,  en faveur de non-cumul des mandats entre une fonction de parlementaire et une responsabilité exécutive dans un exécutif local. Demain, lorsque la loi sera promulguée – avec l’avis positif du Sénat je l’espère ! – nous aurons enfin à l’avenir des parlementaires occupés à plein temps à leurs missions de vote de la loi et de contrôle de l’action des pouvoirs publics. Si j’aurais souhaité que nous appliquions ce principe dès cette législature, des obstacles constitutionnels en ont décalé l’effectivité aux prochaines élections législatives de 2017. A partir de cette date, un parlementaire ne pourra plus être en même temps maire

Parité totale dans les départements

L’Assemblée nationale a adopté le 17 avril une loi réformant les scrutins des collectivités locales. La grande nouveauté est le mode d’élection des conseillers départementaux (ex-conseillers généraux) : leur renouvellement ne se fera plus par moitié mais intégralement dans des cantons deux fois moins nombreux mais deux fois plus grands avec une parité intégrale : un candidat et une candidate titulaires pour chaque canton. La parité sera donc totale, à comparer avec les 84% d’hommes des actuels conseils généraux (en photo : un aperçu de l’opposition de droite du conseil général des Pyrénées-Atlantiques).  Pour tenir compte de l’actuelle inégalité entre les cantons, surtout en milieu rural, avec des écarts de population atteignant un rapport jusque de 1 à 47, la carte cantonale datant

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