La Gauche portugaise, cet exemple

Avec la mise en minorité du premier ministre sortant Pedro Passos Coelho, la gauche peut à nouveau dans les prochains jours diriger le Portugal, un des pays qui a le plus souffert de l’austérité qui s’est déchaînée en Europe depuis 2008. Elle a même provoqué une spectaculaire émigration de sa population vers… ses anciennes colonies ! Aujourd’hui, l’espoir y est de retour. Face à une droite qui a mis en oeuvre une politique d’austérité et qui, avec José Manuel Barroso, a eu un président de la Commission européenne qui n’a pas pris la mesure des effets de la crise financière sur les économies et les peuples, l’enjeu était fort pour les élections législatives qui se sont tenues il y a deux semaines. La

France et Comores unis par les liens de la mémoire

Le 27 septembre dernier, j’ai eu l’honneur de participer à une cérémonie en hommage à l’engagement des soldats originaires de l’archipel des Comores sous les drapeaux français. La flamme de l’Arc de triomphe a été ravivée en leur mémoire lors d’une cérémonie tenue en présence des autorités civiles et militaires françaises et comoriennes, des associations d’anciens combattants et de l’Amicale pour la mémoire des tirailleurs comoriens (AMTC). Président du Groupe d’amitié France-Union des Comores à l’Assemblée nationale depuis 2007, je suis intervenu ces dernières années sur de nombreux dossiers pour renforcer la coopération entre la France et les Comores, de même qu’entre les collectivités locales de nos deux pays. Plus récente a été la redécouverte des liens formés par notre

Grèce : un accord vaut mieux que pas d’accord, mais cet accord laisse entier le problème de la Grèce et de l’Europe

Hier, à l’Assemblée nationale, j’ai choisi d’approuver la démarche de la France de recherche d’un accord permettant à la Grèce de rester dans la zone euro. Essentiellement car je souhaite soutenir la démarche d’A.Tsipras et que, quels que soient mes doutes, voire plus, mes oppositions sur le contenu de l’accord, je l’aurais approuvé si j’avais été parlementaire grec, comme l’a fait cette nuit une majorité de députés de Syriza. Ce choix est difficile pour les Grecs eux-mêmes tant les mesures d’austérité qu’il contient laissent peu de place à un espoir durable de sortie de crise. Il est aussi synonyme d’une certaine forme de main mise sur un pays par un mécanisme et des choix économiques non validés par les européens

Clémence de Raif Badawi : la mobilisation des députés

J’ai organisé avec ma collègue Sandrine Mazetier, députée de Paris et vice-présidente de l’Assemblée nationale, une rencontre, en présence d’Amnesty international France, de soutien à la demande de clémence pour le blogueur saoudien Raif Badawi à laquelle plus de 130 députés se sont joints, dont Bruno Le Roux, président du groupe Socialiste, André Chassaigne, président du groupe Communiste, Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe Radical, Barbara Pompili, présidente du groupe Ecologistes, et Philippe Viguier, président du groupe UDI. D’autres députés continuent d’apporter leur soutien. Lors de sa venue en France il y a quelques semaines, j’ai reçu Ensaf Haidar, l’épouse de Raif Badawi, à l’Assemblée nationale avec Sandrine Mazetier. Elle nous a demandé d’agir pour la libération de son mari. En effet,

Tribune dans le JDD : « La place de la France est aux côtés de la Grèce »

Avec 50 parlementaires français, j’ai signé une tribune parue hier dans le Journal du Dimanche. En voici le texte : « Au VIème siècle avant J.-C. les Grecs ont inventé la démocratie (du grec ancien démokratía, « souveraineté du peuple »). En 2015, ils font une nouvelle démonstration de leur attachement à ce modèle politique en reprenant en main leur souveraineté, confisquée depuis des années par la Troïka, dénoncée depuis sa naissance par les socialistes français. Réhabilitation de la souveraineté populaire, sortie de la crise humanitaire, justice sociale, renaissance culturelle, le programme de Syriza durant la campagne électorale était clair, le nouveau gouvernement aspire désormais à le mettre en œuvre. Respecter leur vote c’est leur laisser la possibilité de le

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