Rue89 : Quand le privé vend une option VIP aux demandeurs de visa pour Paris

C’est une privatisation discrète, qui se joue parfois à l’autre bout du monde. Le ministère des Affaires étrangères poursuit l’externalisation des demandes de visa déposées dans ses consulats. Selon le Quai d’Orsay, cette sous-traitance est désormais en vigueur dans dix-huit pays, et concerne pas moins de 60% des demandes enregistrées par la France. A Pékin, Alger ou Tunis, ce sont désormais des prestataires privés qui réceptionnent les demandes, recensent les éventuelles pièces manquantes, transmettent aux consulats. Qui, eux, se concentrent sur l’examen des dossiers et restent seuls compétents sur la décision finale. (…)  Ce qui est choquant, c’est que c’est l’argent qui fait qu’on est plus ou moins bien traité », explique Daniel Goldberg à Rue89  : « Qu’on sous-traite une activité

François Hollande en Afrique : démocratie, développement et francophonie

Voici le communiqué du Bureau national du Parti Socialiste sur le premier déplacement de François Hollande en Afrique, à l’occasion duquel il a posé les jalons d’une redéfinition ambitieuse des relations franco-africaines et de la francophonie. Pour son premier déplacement en Afrique, et avant de se rendre à Kinshasa au XIVème sommet de la francophonie, le Président de la République a choisi de se rendre au Sénégal. Se recueillant sur l’île de Gorée pour rappeler que l’esclavage fut un crime contre l’humanité, François Hollande s’est aussi placé dans une perspective d’avenir. S’exprimant devant le Parlement du Sénégal, il a appelé à approfondir un partenariat déjà solidement ancré dans les valeurs humanistes portées par nos deux Républiques. Son discours a posé

17 octobre 1961 : « Il est bon qu’une nation soit assez forte de tradition et d’honneur pour trouver le courage de dénoncer ses propres erreurs. » Albert Camus

« Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes« . François Hollande, 17 octobre 2012. A plusieurs reprises, je m’étais exprimé pour demander que la France reconnaisse la répression sanglante qui s’était abattue sur les manifestants, le 17 octobre 1961 à Paris et ans la région parisienne. J’en avais fait la demande à Nicolas Sarkozy sans succès, ainsi qu’à François Hollande en juillet dernier. Aujourd’hui, c’est chose faite et je m’en félicite. Les historiens pourront continuer leur œuvre utile pour comprendre comment le Préfet de Police de l’époque,

Pour la reconnaissance officielle des victimes de la manifestation du 17 octobre 1961

Il y a 51 ans, le 17 octobre 1961, la répression conduite par le Préfet de Police Maurice Papon causait la mort d’environ 200 manifestants algériens à Paris. Nombreux sont les habitants de notre département qui ont participé à cette manifestation pacifique et qui, s’ils en ont réchappé, se souviennent de la violence extrême des forces de la Police. Je connais personnellement certains d’entre eux. Le souvenir de ce massacre s’est progressivement estompé. Alors que les neuf morts de la manifestation de Charonne en 1962 n’ont pas été oubliés, les 200 victimes estimées du 17 octobre 1961 n’ont réintégré que récemment et progressivement la mémoire collective. On le doit notamment au travail d’historiens, d’écrivains comme Didier Daeninckx, de militants tels Mouloud

Pour votre visa : service normal ou service « premium » ?

Mon attention a été attirée sur les pratiques étonnantes de sociétés privées, auxquelles le précédent gouvernement avait largement fait appel, qui se sont vues déléguer par les consulats les tâches d’accueil des demandeurs et la préparation des dossiers de demandes de visa. J’ai donc interrogé le gouvernement à ce sujet. En effet, ces sociétés ont commencé à mettre en place un accueil différencié avec des tarifs modulés selon la qualité de l’accueil a révélé l’association Les Amoureux au Ban Public. Ainsi, un prestataire a instauré dans plusieurs consulats (Algérie, Liban, Chine…) un service dit « premium », moyennant un supplément financier de 3 500 dinars, 64 000 livres libanaises ou 250 yuans selon les cas. La société promet alors lors du dépôt du dossier « un

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