COP 21 : un accord international historique pour le climat

La 21ème conférence de l’ONU sur le climat (COP 21), présidée par la France, a débouché sur un accord historique. En effet, le 12 décembre dernier, les 195 pays participants ont unanimement approuvé un accord ambitieux et réaliste salué par de nombreuses ONG dont Greenpeace International. Cet accord est ambitieux parce-qu’il fixe l’objectif de contenir l’augmentation de la température moyenne bien en-deçà de 2 degrés, et de s’efforcer de la limiter à 1,5 degré, est durable et juridiquement contraignant. Il est réaliste parce-qu’il entend parvenir à la réalisation de ses objectifs en tenant compte sur chaque sujet de la responsabilité différenciée des pays afin de cibler au mieux leurs efforts en fonction de leurs capacités.

Autre nouveauté : l’instauration d’une actualisation tous les cinq ans des efforts de chaque Etat. Cette révision obligatoire incite chaque pays à se fixer des objectifs et à les évaluer régulièrement afin d’atteindre progressivement des objectifs plus ambitieux. Cette procédure, innovante, permet d’inclure tous les pays dans une dynamique vertueuse en fonction de leurs capacités.

Un fond d’aide aux pays vulnérables et en développement a également été créé. Doté d’un montant minimum annuel de 100 milliards d’euros, ce seuil devra être relevé en 2025 au plus tard. Ce fond permettra à ces pays de pouvoir financer leurs efforts et la transition écologique nécessaire pour que la lutte contre le réchauffement climatique ne se mène pas au détriment de leur développement social et économique.

L’accord est également historique car plusieurs de ses mesures satisfont des revendications légitimes des pays en développement ou particulièrement exposés. Ainsi, la limitation de la hausse des températures à 1,5 degré était une revendication forte des petits pays insulaires, les plus directement touchés par les effets du changement climatique. En outre, le texte répond à une revendication importante des pays en développement de rappeler le principe des « responsabilités communes mais différenciées » des pays dans le réchauffement. En fonction de la reconnaissance de ce principe, l’accord indique que les efforts doivent être accomplis « sur la base de l’équité » et précise que les pays en développement « devraient continuer d’accroître leurs efforts d’atténuation eu égard aux contextes nationaux différents ».

Six ans après l’échec de la conférence de Copenhague, la conclusion de cet accord valide de la stratégie du président de la République et conduite par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui a multiplié les petits groupes de travail, les réunions bilatérales et surtout les rencontres préalables à l’événement, comme celles que François Hollande a pu avoir avec Barack Obama et Xi Jinping, le président chinois, quelques jours avant l’ouverture de la conférence.

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