France-Algérie : pour une nouvelle étape dans nos relations

A quelques jours du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, j’ai souhaité attirer l’attention de François Hollande sur la nécessité de franchir une nouvelle étape dans notre relation avec ce pays. En octobre 2009, puis en octobre 2011, j’ai interpellé en vain son prédécesseur afin qu’il accomplisse certains gestes attendus depuis si longtemps des deux côtés de la Méditerranée.

Dans le courrier que j’ai envoyé au Président de la République et que vous pouvez télécharger, je souhaite qu’il revienne sur la répression des manifestations du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata. Les manifestants étaient nombreux à avoir combattu contre le nazisme et avoir participé à la libération de l’Italie et de la France. Ils souhaitaient l’application des principes démocratiques qui avaient uni les Alliés. La répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 à Paris, occultée par celle du 8 février 1962, ne doit plus être refoulée non plus.

Pour que nous passions à un nouveau temps des relations franco-algériennes, il est nécessaire de tourner ensemble la page de ces événements. Or, une page blanche ne passe pas. Pour pouvoir tourner la page de l’Histoire, encore faut-il que cette page soit écrite. Il ne s’agit pas ici de repentance mais, bien au contraire, de reconnaître les violences commises par les forces de l’ordre. En rendant collectivement hommage à leurs victimes et à leur mémoire, cette reconnaissance doit rendre la France plus forte et plus unie.

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