France et Comores unis par les liens de la mémoire

Le 27 septembre dernier, j’ai eu l’honneur de participer à une cérémonie en hommage à l’engagement des soldats originaires de l’archipel des Comores sous les drapeaux français. La flamme de l’Arc de triomphe a été ravivée en leur mémoire lors d’une cérémonie tenue en présence des autorités civiles et militaires françaises et comoriennes, des associations d’anciens combattants et de l’Amicale pour la mémoire des tirailleurs comoriens (AMTC).

Président du Groupe d’amitié France-Union des Comores à l’Assemblée nationale depuis 2007, je suis intervenu ces dernières années sur de nombreux dossiers pour renforcer la coopération entre la France et les Comores, de même qu’entre les collectivités locales de nos deux pays. Plus récente a été la redécouverte des liens formés par notre histoire militaire commune. Elle vient encore fortifier ces liens. L’engagement des soldats originaires des Comores, notamment pendant les deux conflits mondiaux, se devait d’être honoré.

Peu racontée par ses vétérans, négligée par l’ancienne puissance coloniale, cette histoire a aussi été masquée par leur assimilation aux soldats de Madagascar et d’autres contrées au sein du 1er bataillon de tirailleurs « somalis ». Grâce à l’action de citoyens, de chercheurs et de l’armée française, un travail de recherche a été lancé qui a notamment permis de mettre en lumière l’engagement héroïque des combattants issus des Comores dans cette unité qui s’est illustrée dans la libération de plusieurs villages de l’Oise en 1918  : Cuts, Chiry-Ourscamp… Cette histoire qui nous rassemble est désormais inscrite dans le marbre des monuments et plaques dévoilés l’été dernier.

Elle reste encore à faire mieux découvrir, que ce soit par les descendants des villes et villages ainsi libérés comme par les franco-comoriens. Je m’associe pleinement à l’encouragement au travail de mémoire que la présidente de l’AMTC décrit comme « un moyen efficace de contribuer à l’identité des descendants de ces combattants sur le sol de France. Elle est également une marque d’estime  réciproque, entre deux peuples dont les liens sont très étroits et encore méconnus. Au-delà de l’honneur rendu à ces tirailleurs restés trop longtemps dans l’oubli, c’est l’ancrage dans la République française des jeunes générations dont les aïeuls sont originaires des Comores, qui est important. »

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