Mobilisation réussie pour le droit de vote des résidents étrangers

Organisée par la fédération du Parti radical de gauche et son président Ahmed Laouedj, la réunion publique pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, tenue mardi à Aulnay-sous-Bois en présence du président national du PRG Jean-Michel Baylet, a été un succès. Les derniers arrivés ont même dû profiter d’une rediffusion sur écran dans le hall tant la salle était comble !

Tous les orateurs, qu’ils soient des militants associatifs (Ligue des droits de l’Homme, Fédération des maisons des potes…) et les élus (Gérard Ségura, maire d’Aulnay-sous-Bois, Stéphane Troussel, président du Conseil général, El Madani Ardjoune maire-adjoint de Tremblay-en-France, Stéphane Gatignon, maire de Sevran…) ont appelé à lancer le combat législatif pour faire aboutir ce combat identitaire pour la Gauche. Elle fait d’autant plus sens que les résidents étrangers européens ont déjà ce droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes : cette inégalité entre par exemple un polonais et un algérien est donc incompréhensible et inadmissible.

Ce rassemblement était important, car il est nécessaire de montrer qu’il y a une attente forte de cette mesure, notamment dans notre département, pour décider le gouvernement à lancer l’adoption de cette réforme. Si l’adoption d’un projet de loi par l’Assemblée nationale ne fait guère de doute, le vote serait plus serré au Sénat. Et il manque 30 à 40 voix à la Gauche pour faire adopter à la majorité de 60 % des voix exprimées le vote des députés et sénateurs rassemblés en Congrès…

A l’heure actuelle, droite et centre semblent peu disposés à permettre l’adoption de cette réforme, mais – et c’est tout le sens d’une vraie mobilisation populaire – c’est le moment de mettre sous pression populaire les élus plus ambigus sur cette question, comme le député-maire de Drancy. Lui qui avait su s’affranchir des logiques partisanes pour voter le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, pourrait être sensible à la mobilisation citoyenne dans sa ville pour prendre une position favorable, ou au moins neutre. Mettre aux voix au Parlement un projet de loi sur le droit de vote des résidents étrangers, c’est le meilleur moyen de créer les conditions d’une mobilisation qui peut être victorieuse.

Comme le non-cumul d’une fonction exécutive locale d’un mandat de parlementaire, le droit de vote des résidents étrangers fait partie des modernisations attendues de la vie politique française. Le succès de la réunion publique de mardi nous encourage à aller plus loin pour la réappropriation de la vie politique par les citoyens.

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