Syrie : des initiatives guidées par les droits de l’homme

Les combats continuent de faire rage en Syrie et les réfugiés d’affluer. François Hollande a annoncé il y a quelques jours que la France était disposée à reconnaître un gouvernement de l’opposition, à la condition qu’il respecte la diversité politique et religieuse du peuple syrien. Cela fait suite au souhait de la saisine de la Cour pénale internationale pour juger les responsables des crimes d’Etat qui ont été commis, et à une intense activité diplomatique et humanitaire menée depuis mai dernier.

En août, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères s’est rendu en Turquie, au Liban et en Jordanie, pays frontaliers de la Syrie, pour s’entretenir de la situation politique et humanitaire. Il a notamment visité l’hôpital de campagne destiné aux réfugiés installé par la France dans ce dernier pays. Il a également présidé le Conseil de sécurité consacré à l’aide humanitaire.

Dans le même temps, la France poursuit ses efforts, avec l’Union européenne et la Ligue arabe, pour convaincre la Chine et la Russie notamment, d’une initiative du Conseil de sécurité. Celle-ci pourrait déjà être plus avancée s’il n’avait pas été donné un autre sens à la résolution adoptée pour protéger le peuple libyen.

Plus généralement, on ne peut que regretter, une nouvelle fois, que la France ait invité le colonel Khadafi en décembre 2007, ou Bachar El-Assad au défilé du 14 juillet 2008, qui n’ont jamais été respectueux des droits de l’homme. Au nom de la recherche, légitime et nécessaire, de la paix au Proche-Orient, la confusion a ainsi été entretenue entre les discussions sur ce sujet avec l’ensemble des gouvernements de la région, et la légitimité extérieure que recherchaient ces dictateurs.

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